[{"data":1,"prerenderedAt":1264},["ShallowReactive",2],{"page-fr-\u002Fle-salon\u002Fcomment-je-choisis-mes-artistes":3,"navigation-fr":163,"post-datas-comment-je-choisis-mes-artistes-fr":187,"posts-list-fr":370},{"id":4,"title":5,"body":6,"description":141,"extension":151,"meta":152,"navigation":153,"ogImage":154,"path":155,"robots":154,"schemaOrg":154,"seo":156,"sitemap":157,"stem":161,"__hash__":162},"content_fr\u002Fle-salon\u002Fcomment-je-choisis-mes-artistes.md","Comment je choisis (et laisse partir) mes artistes",{"type":7,"value":8,"toc":140},"minimark",[9],[10,11,13,18,22,33,36,39,43,46,49,63,81,85,88,93,96,99,103,106,114,122,125,129,137],"post-page",{"slug":12},"comment-je-choisis-mes-artistes",[14,15,17],"h2",{"id":16},"ne-pas-posséder-accompagner","Ne pas posséder, accompagner",[19,20,21],"p",{},"Une galerie ne s'invente pas seulement dans le choix des artistes qu'elle représente. Elle s'invente surtout dans ce qu'elle accepte de leur laisser comme liberté. C'est sur ce point, plus que sur tout autre, que se joue la différence entre les manières d'exercer ce métier.",[23,24,27],"u-card",{"className":25},[26],"my-8",[28,29,30],"blockquote",{},[19,31,32],{},"« Je me refuse à prendre l'artiste comme une marchandise. »",[19,34,35],{},"Quand un artiste s'engage avec moi, ce n'est pas un contrat qui le lie, c'est une relation. Une poignée de main, un accord de confiance — c'est généralement comme cela que tout démarre. Je m'engage à monter une exposition pensée ensemble, à le représenter au mieux dans le temps long, à conserver un stock après l'exposition pour pouvoir continuer à le présenter. Lui s'engage à un investissement réel sur le projet, à des œuvres exclusives, à une envie partagée de bien faire. Et ce qui n'est pas dit, mais qui compte autant : le droit de partir si une opportunité plus grande se présente ailleurs.",[19,37,38],{},"Cette dernière clause, qui n'en est pas une, fait toute la différence. Trop souvent, dans ce milieu, des galeries privilégient leur exclusivité au point de freiner le développement d'un artiste. Le résultat est presque toujours le même : l'artiste finit par partir, sans qu'aucune relation de confiance ne survive au passage. Je préfère l'inverse — un cadre souple, des règles fluides, une discussion à chaque tournant.",[14,40,42],{"id":41},"choisir-cest-dabord-ressentir","Choisir, c'est d'abord ressentir",[19,44,45],{},"Avant que la question de l'accompagnement se pose, encore faut-il qu'un artiste retienne mon attention. Et là, ma méthode tient en un mot : être touché.",[19,47,48],{},"Quand je regarde un travail, je cherche d'abord ce qui me parle — l'univers, la matière, le geste, le sujet. Si je ne ressens rien à titre privé, je ne serai pas le bon galeriste pour cet artiste, même si son travail est techniquement abouti. C'est seulement après ce premier contact que je creuse : la démarche, le parcours, la cohérence de l'évolution dans le temps. L'instinct ouvre, l'analyse confirme.",[19,50,51,52,57,58,62],{},"La découverte elle-même passe par plusieurs canaux. Les réseaux sociaux, et Instagram en particulier, sont devenus un terrain de recherche permanent — articles de presse, foires, expositions, on suit de fil en aiguille. Mais il ne faut pas s'y limiter. Le voyage compte autant. C'est ainsi qu'à Marrakech, ",[53,54,56],"a",{"href":55},"\u002Fartistes\u002Fceet","CEET"," m'a invité au Jardin Rouge, où j'ai rencontré quelques artistes que je n'aurais pas découverts depuis Genève. La recommandation peut même venir de chemins inattendus : c'est ma compagne qui m'a fait découvrir le travail de ",[53,59,61],{"href":60},"\u002Fartistes\u002Frizrizrizz","Riz Riz Rizz",", à son retour d'un voyage à Bali. Elle m'a montré quelques images, et l'univers de l'artiste m'a immédiatement parlé. C'est aussi cela qu'on apprend avec le temps — un regard curieux, d'où qu'il vienne, peut enrichir une programmation. Les recommandations entre artistes complètent ce tissu : quand quelqu'un avec qui j'ai déjà travaillé me présente un confrère, il y a déjà un cadre de confiance préalable qui change tout.",[19,64,65,66,70,71,75,76,80],{},"Au-delà du goût personnel, il y a un autre filtre dans la programmation de JAGAL : présenter ici des artistes qui ont une carrière construite ailleurs en Europe ou dans le monde, mais qu'on n'a pas ou peu vus à Genève. C'est ainsi que j'ai récemment présenté ",[53,67,69],{"href":68},"\u002Fartistes\u002Fhugues-simon","Hugues Simon",", dont l'univers végétal et la matière particulière m'ont touché dès le premier regard. Je pense aussi à ",[53,72,74],{"href":73},"\u002Fartistes\u002Fmaurice-mboa","Maurice Mboa",", dont je trouve le travail particulièrement juste, ou à ",[53,77,79],{"href":78},"\u002Fartistes\u002Fhadrien-dussoix","Hadrien Dussoix",", actif dans les institutions locales. C'est cela qui justifie une exposition : une vraie nouveauté, dans un lieu où le public n'aurait pas eu l'occasion de la rencontrer autrement.",[14,82,84],{"id":83},"dire-non-sans-rejeter","Dire non sans rejeter",[19,86,87],{},"Je dis non plus souvent qu'avant. Mais ce non a changé de nature avec le temps.",[28,89,90],{},[19,91,92],{},"« Ce n'est pas un non critique. C'est un non en disant : ça ne correspond pas à ce que je veux présenter. »",[19,94,95],{},"La distinction est essentielle. Je peux trouver qu'un artiste fait de très belles choses et juger en même temps que son univers ne se raccorde pas avec ce que je présente — des visuels déjà vus ailleurs, des techniques très exploitées, pas assez d'accroche pour moi avec le travail. Ce n'est pas un jugement, c'est une question de cohérence. Et ce constat, je le dis, parce que je crois qu'un artiste a le droit de savoir où il en est plutôt que de recevoir un silence.",[19,97,98],{},"Le cas des artistes très jeunes appelle une autre forme de non. Quand le travail est intéressant mais que la maturité n'est pas là, mon retour est plutôt un conseil : structurer la production, gagner en discipline, soigner les supports — y compris l'objet matériel, la toile, l'encadrement. Une œuvre destinée à être présentée doit pouvoir se tenir techniquement, autant qu'artistiquement.",[14,100,102],{"id":101},"le-pas-de-côté-qui-fait-la-différence","Le pas de côté qui fait la différence",[19,104,105],{},"Revenons à la posture, parce que c'est là que tout se joue. Quand un artiste que je représente m'annonce qu'il a reçu une proposition intéressante ailleurs, je l'écoute. Je peux même donner mon avis sur ce qu'il aurait à gagner ou à perdre. Ce n'est pas un contrat à casser, c'est une relation à honorer.",[23,107,109],{"className":108},[26],[28,110,111],{},[19,112,113],{},"« J'ai mis ma pierre à l'édifice. Tu peux t'envoler. »",[19,115,116,117,121],{},"C'est ce qui me permet, par exemple, de retravailler aujourd'hui avec ",[53,118,120],{"href":119},"\u002Fartistes\u002Fruben-sanchez","Ruben Sanchez",". On s'était perdus de vue un temps ; quand l'occasion d'un nouveau projet s'est présentée, le contact a repris immédiatement, sans ambiguïté ni distance. Cette continuité, c'est ce qui se construit quand on n'enferme pas.",[19,123,124],{},"Cette posture me revient aussi, indirectement. Auprès des autres artistes, qui se passent le mot. Auprès de leurs agents, de leurs curateurs. Auprès des galeries de plus grande envergure qui voient passer chez moi des trajectoires qu'elles reprendront ensuite — et qui savent que j'aurai accompagné cela proprement. Pour une galerie de taille moyenne comme la mienne, qui se construit, c'est une force réelle. Je présente des émergents ou des artistes mi-carrière auxquels je crois, certains arrivent à franchir le step supérieur — et au moins, on saura qu'ils sont passés par JAGAL d'abord.",[14,126,128],{"id":127},"croire","Croire",[19,130,131,132,136],{},"Quand on me demande quelle qualité je cherche en premier chez les artistes que je représente, je ne réponds pas la technique, ni la signature, ni le potentiel commercial. Je réponds ",[133,134,135],"strong",{},"la croyance"," : croire en ce qu'on fait, vouloir se développer, accepter de travailler avec les bonnes personnes au bon moment.",[19,138,139],{},"Tout le reste — la méthode de découverte, les critères de cohérence, les détails de l'engagement — se construit autour de cela. Une galerie n'est pas seulement un lieu de vente. C'est un endroit où l'on contribue, modestement, à des trajectoires. Chacun a sa pierre à l'édifice. Le mien, c'est de présenter ici des artistes auxquels je crois, dans les meilleures conditions possibles, et de leur laisser ensuite la liberté de leur envol.",{"title":141,"searchDepth":142,"depth":143,"links":144},"",10,5,[145,147,148,149,150],{"id":16,"depth":146,"text":17},2,{"id":41,"depth":146,"text":42},{"id":83,"depth":146,"text":84},{"id":101,"depth":146,"text":102},{"id":127,"depth":146,"text":128},"md",{},false,null,"\u002Fle-salon\u002Fcomment-je-choisis-mes-artistes",{"title":5,"description":141},{"loc":155,"lastmod":158,"changefreq":159,"priority":160},"2026-06-01","monthly",0.8,"le-salon\u002Fcomment-je-choisis-mes-artistes","mcsm8KnIpYTr2N2WFyUDFlwWiNfQvZ1Mqyiefv7eNBo",[164,169,174,178,182],{"title":165,"path":166,"stem":167,"order":168},"à propos","\u002Fa-propos","about",4,{"title":170,"path":171,"stem":172,"order":173},"Artistes","\u002Fartistes","artists",1,{"title":175,"path":176,"stem":177,"order":143},"Contact","\u002Fcontact","contact",{"title":179,"path":180,"stem":181,"order":146},"Expositions","\u002Fexpositions","exhibitions",{"title":183,"path":184,"stem":185,"order":186},"Le Salon","\u002Fle-salon","le-salon",3,{"post":188,"page":232,"author":319,"readingTime":334,"wordCount":335,"resolvedOgImage":336,"articleSchema":338,"faqSchema":154,"personSchema":366},{"id":189,"title":190,"author":192,"extension":193,"faq":154,"hero":194,"keywords":201,"lede":212,"meta":215,"ogImage":154,"publishedAt":158,"relatedArtists":216,"relatedArtworks":154,"relatedShows":154,"seoDescription":223,"seoTitle":226,"series":154,"slug":12,"stem":229,"type":230,"updatedAt":158,"__hash__":231},"posts\u002Fdatas\u002Fposts\u002Fcomment-je-choisis-mes-artistes.yml",{"fr":5,"en":191},"How I choose (and let go of) my artists","jerome-ruffin","yml",{"image":195,"width":196,"height":197,"alt":198},"\u002Fmedias\u002Fle-salon\u002Fhugues-simon-jagal-maisons-d-art.png",2752,1536,{"fr":199,"en":200},"Une œuvre de Hugues Simon présentée à JAGAL — Maison d'Art à Genève, à l'univers végétal et à la matière particulière","A work by Hugues Simon shown at JAGAL — Maison d'Art in Geneva, with its plant-based world and distinctive matter",{"fr":202,"en":208},[203,204,205,206,207],"représentation d'artistes","galerie art contemporain Genève","choisir un artiste","JAGAL Maison d'Art","Jérôme Ruffin",[209,210,211,206,207],"representing artists","contemporary art gallery Geneva","choosing an artist",{"fr":213,"en":214},"Dans ce métier, on peut traiter l'artiste comme une signature à exploiter, ou comme une trajectoire à accompagner. Cela paraît une nuance — c'est en réalité tout le projet d'une galerie. Voici comment je m'y prends pour choisir, et surtout pour laisser partir.","In this trade, you can treat the artist as a signature to exploit, or as a trajectory to support. It looks like a nuance — it's actually the whole point of a gallery. Here's how I go about choosing, and above all about letting go.",{},[217,218,219,220,221,222],"ceet","rizrizrizz","hugues-simon","maurice-mboa","hadrien-dussoix","ruben-sanchez",{"fr":224,"en":225},"Instinct, cohérence, liberté de partir : un galeriste genevois raconte comment il choisit les artistes qu'il représente, et pourquoi il refuse de les posséder.","Instinct, coherence, the freedom to leave: a Geneva gallerist explains how he chooses the artists he represents, and why he refuses to own them.",{"fr":227,"en":228},"Comment un galeriste choisit ses artistes","How a gallerist chooses the artists to show","datas\u002Fposts\u002Fcomment-je-choisis-mes-artistes","manifeste","_zpAKMXQLaoEke1gVAh0v-3GQijFs9T9D8MOqh4jTag",{"id":4,"title":5,"body":233,"description":141,"extension":151,"meta":316,"navigation":153,"ogImage":154,"path":155,"robots":154,"schemaOrg":154,"seo":317,"sitemap":318,"stem":161,"__hash__":162},{"type":7,"value":234,"toc":309},[235],[10,236,237,239,241,248,250,252,254,256,258,264,272,274,276,280,282,284,286,288,295,299,301,303,307],{"slug":12},[14,238,17],{"id":16},[19,240,21],{},[23,242,244],{"className":243},[26],[28,245,246],{},[19,247,32],{},[19,249,35],{},[19,251,38],{},[14,253,42],{"id":41},[19,255,45],{},[19,257,48],{},[19,259,51,260,57,262,62],{},[53,261,56],{"href":55},[53,263,61],{"href":60},[19,265,65,266,70,268,75,270,80],{},[53,267,69],{"href":68},[53,269,74],{"href":73},[53,271,79],{"href":78},[14,273,84],{"id":83},[19,275,87],{},[28,277,278],{},[19,279,92],{},[19,281,95],{},[19,283,98],{},[14,285,102],{"id":101},[19,287,105],{},[23,289,291],{"className":290},[26],[28,292,293],{},[19,294,113],{},[19,296,116,297,121],{},[53,298,120],{"href":119},[19,300,124],{},[14,302,128],{"id":127},[19,304,131,305,136],{},[133,306,135],{},[19,308,139],{},{"title":141,"searchDepth":142,"depth":143,"links":310},[311,312,313,314,315],{"id":16,"depth":146,"text":17},{"id":41,"depth":146,"text":42},{"id":83,"depth":146,"text":84},{"id":101,"depth":146,"text":102},{"id":127,"depth":146,"text":128},{},{"title":5,"description":141},{"loc":155,"lastmod":158,"changefreq":159,"priority":160},{"slug":192,"name":207,"givenName":320,"familyName":321,"jobTitle":322,"description":325,"image":328,"imageWidth":329,"imageHeight":329,"email":330,"sameAs":331,"schemaOrgId":333},"Jérôme","Ruffin",{"fr":323,"en":324},"Fondateur et galeriste de JAGAL Maison d'Art","Founder and gallerist of JAGAL Maison d'Art",{"fr":326,"en":327},"Jérôme Ruffin est galeriste à Genève depuis bientôt dix ans. D'abord collectionneur, il ouvre sa première galerie pour défendre l'art urbain à une époque où peu de galeries suisses lui font une place. Au fil des ateliers visités et des rencontres avec les artistes, son regard s'élargit à la peinture, la sculpture et aux médiums hybrides. Cette maturation donne naissance à JAGAL — Maison d'Art, qu'il installe à Chêne-Bougeries pour incarner une exigence artistique sans la solennité du white cube. Il y défend des artistes suisses et internationaux choisis pour la cohérence de leur propos, et signe Le Salon, le journal de la maison où il partage son métier et son regard.","Jérôme Ruffin has been a gallerist in Geneva for almost ten years. First a collector, he opened his first gallery to champion urban art at a time when few Swiss galleries made room for it. As he visited studios and worked closely with artists, his eye broadened to painting, sculpture and hybrid mediums. That maturing gaze gave birth to JAGAL — Maison d'Art, which he opened in Chêne-Bougeries to embody artistic rigour without the solemnity of the white cube. He represents Swiss and international artists chosen for the coherence of their work, and writes The JAGAL Salon, the house's journal where he shares his craft and his eye.","\u002Fmedias\u002Fteam\u002Fjerome-ruffin.jpg",476,"contact@jagal.swiss",[332],"https:\u002F\u002Fch.linkedin.com\u002Fin\u002Fj%C3%A9r%C3%B4me-ruffin-cohen-b9020a15","https:\u002F\u002Fjagal.swiss#jerome-ruffin",6,1143,{"url":337,"width":196,"height":197,"alt":199},"https:\u002F\u002Fjagal.swiss\u002Fmedias\u002Fle-salon\u002Fhugues-simon-jagal-maisons-d-art.png",{"@type":339,"@id":340,"headline":5,"description":213,"url":341,"datePublished":342,"dateModified":342,"image":343,"author":345,"publisher":346,"mainEntityOfPage":348,"articleSection":230,"wordCount":335,"inLanguage":350,"isAccessibleForFree":351,"alternativeHeadline":227,"keywords":352,"mentions":353},"Article","https:\u002F\u002Fjagal.swiss\u002Fle-salon\u002Fcomment-je-choisis-mes-artistes#article","https:\u002F\u002Fjagal.swiss\u002Fle-salon\u002Fcomment-je-choisis-mes-artistes","2026-06-01T00:00:00.000Z",{"@type":344,"url":337,"width":196,"height":197},"ImageObject",{"@id":333},{"@id":347},"https:\u002F\u002Fjagal.swiss#organization",{"@type":349,"@id":341},"WebPage","fr",true,"représentation d'artistes, galerie art contemporain Genève, choisir un artiste, JAGAL Maison d'Art, Jérôme Ruffin",[354,356,358,360,362,364],{"@id":355},"https:\u002F\u002Fjagal.swiss\u002F#\u002Fartists\u002Fceet",{"@id":357},"https:\u002F\u002Fjagal.swiss\u002F#\u002Fartists\u002Frizrizrizz",{"@id":359},"https:\u002F\u002Fjagal.swiss\u002F#\u002Fartists\u002Fhugues-simon",{"@id":361},"https:\u002F\u002Fjagal.swiss\u002F#\u002Fartists\u002Fmaurice-mboa",{"@id":363},"https:\u002F\u002Fjagal.swiss\u002F#\u002Fartists\u002Fhadrien-dussoix",{"@id":365},"https:\u002F\u002Fjagal.swiss\u002F#\u002Fartists\u002Fruben-sanchez",{"@type":367,"@id":333,"name":207,"givenName":320,"familyName":321,"jobTitle":323,"description":326,"image":368,"worksFor":369,"email":330,"sameAs":331},"Person","https:\u002F\u002Fjagal.swiss\u002Fmedias\u002Fteam\u002Fjerome-ruffin.jpg",{"@id":347},[371,743,842,1025],{"id":372,"title":373,"author":192,"extension":193,"faq":154,"hero":376,"keywords":383,"lede":390,"meta":393,"ogImage":154,"publishedAt":394,"relatedArtists":395,"relatedArtworks":154,"relatedShows":154,"seoDescription":398,"seoTitle":401,"series":154,"slug":404,"stem":405,"type":406,"updatedAt":394,"__hash__":407,"page":408},"posts\u002Fdatas\u002Fposts\u002Facheter-sa-premiere-oeuvre.yml",{"fr":374,"en":375},"Acheter sa première œuvre d'art : le guide honnête d'un galeriste","Buying your first artwork: an honest guide from a gallerist",{"image":377,"width":378,"height":379,"alt":380},"\u002Fmedias\u002Fle-salon\u002Fjagal-le-salon-premier-achat.png",2400,1792,{"fr":381,"en":382},"L'espace de JAGAL — Maison d'Art à Genève, où l'on peut faire son premier achat d'œuvre d'art en confiance","The space at JAGAL — Maison d'Art in Geneva, where you can make your first art purchase with confidence",{"fr":384,"en":387},[385,386,204,206,207],"acheter une première œuvre d'art","budget premier achat art",[388,389,210,206,207],"buying a first artwork","first art purchase budget",{"fr":391,"en":392},"Beaucoup de personnes rêvent d'acheter une œuvre d'art sans oser franchir le pas. 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Here, honestly, is what I'd like to pass on to anyone hesitating before their first purchase.",{},"2026-07-13",[217,222,396,220,397],"nils-jendri","hugues-chevallier",{"fr":399,"en":400},"Budget de départ, prix, négociation, paiement échelonné, assurance : un galeriste genevois explique honnêtement comment réussir son premier achat d'art.","Starting budget, prices, negotiation, instalments, insurance: a Geneva gallerist honestly explains how to succeed with your first art purchase.",{"fr":402,"en":403},"Acheter sa première œuvre d'art à Genève","Buying your first artwork: an honest guide","acheter-sa-premiere-oeuvre","datas\u002Fposts\u002Facheter-sa-premiere-oeuvre","guide","YkRt3-mQ3ikF1rgc1JnXEFA54oKcQV8ljrLhlcSrLhM",{"id":409,"title":374,"body":410,"description":141,"extension":151,"meta":737,"navigation":153,"ogImage":154,"path":738,"robots":154,"schemaOrg":154,"seo":739,"sitemap":740,"stem":741,"__hash__":742},"content_fr\u002Fle-salon\u002Facheter-sa-premiere-oeuvre.md",{"type":7,"value":411,"toc":728},[412],[10,413,414,418,429,432,435,438,446,449,453,456,487,490,505,528,532,535,549,560,563,568,575,582,585,592,596,603,606,610,613,616,622,633,636,643,647,650,653,660,680,687,694,698,701,708,711,714,722,725],{"slug":404},[14,415,417],{"id":416},"coup-de-cœur-ou-collection","Coup de cœur ou collection ?",[19,419,420,421,424,425,428],{},"Quand quelqu'un vient à la galerie pour un premier achat, je vois assez vite dans quel esprit il est. Il y a deux grandes façons d'aborder cette démarche, et elles cohabitent souvent chez la même personne. La première, c'est le ",[133,422,423],{},"coup de cœur"," : le désir d'acheter une œuvre parce qu'elle vous parle, parce qu'elle vous fait quelque chose, parce que vous avez envie de vivre avec elle. La seconde, c'est l'envie de ",[133,426,427],{},"commencer une collection",", d'entrer plus délibérément dans l'univers d'un artiste, de suivre son parcours, de posséder une pièce représentative de son travail.",[19,430,431],{},"Le collectionneur va souvent chercher une œuvre typique de la démarche de l'artiste, quelque chose qui reflète son ADN visuel, un thème ou une technique reconnaissables. Il vient parfois en connaissant déjà les grandes lignes du travail et sait ce qu'il cherche. L'acheteur coup de cœur vient plutôt sans idée préconçue, il se laisse toucher par ce qui l'entoure, et il choisit sur l'instant ce qui accroche son regard. Ce n'est pas un moindre engagement, c'est simplement une autre porte d'entrée.",[19,433,434],{},"Pour donner une image que j'utilise souvent : pour un canapé, l'un va chercher une marque précise et choisir un modèle dans sa gamme ; l'autre va aller de magasin en magasin et craquer sur ce qu'il aura ressenti physiquement, sans savoir d'avance ce qu'il cherchait. Les deux démarches ont leur logique, et les deux mènent à un bon achat.",[19,436,437],{},"J'ajoute une chose importante, parce qu'elle circule beaucoup à tort : acheter une œuvre pour décorer son intérieur n'est pas une mauvaise raison. Loin de là. Un tableau qu'on achète parce qu'il vous plaît et qu'on a envie de le voir chez soi, c'est un très bon point de départ. Le principal, avant toute chose, c'est de vivre avec l'œuvre et de continuer à l'aimer. Le reste, à savoir la cote, la carrière de l'artiste, la valeur dans dix ans, se construit autour de cela.",[23,439,441],{"className":440},[26],[28,442,443],{},[19,444,445],{},"« Il faut acheter ce qu'on aime. »",[19,447,448],{},"Cette phrase, je la prononce à chaque premier acheteur qui pousse la porte. C'est le seul conseil que je répète sans jamais m'en lasser.",[14,450,452],{"id":451},"se-former-se-lancer-ou-les-deux","Se former, se lancer, ou les deux",[19,454,455],{},"Faut-il se former avant d'acheter ? Ma réponse tient en deux temps. Il faut d'abord y aller au feeling. L'art, c'est de la culture, c'est du ressenti, il faut que l'œuvre vous parle. Mais s'informer en parallèle ne fait de mal à personne. Visiter des musées pour comprendre les courants, aller dans plusieurs galeries pour se faire l'œil, lire un peu, aller à des foires : tout cela nourrit une propre expertise qui permet d'acheter en confiance.",[19,457,458,459,462,463,466,467,470,471,474,475,478,479,482,483,486],{},"Sur les foires, il y a plusieurs entrées possibles. ",[133,460,461],{},"Art Genève",", chaque année, réunit un panorama de galeries suisses et internationales, un beau moment culturel très riche en découvertes. ",[133,464,465],{},"Art Basel",", à Bâle, est le rendez-vous majeur du calendrier européen : on y voit ce qui se fait de plus important dans l'art contemporain, avec autour de la foire principale une constellation de satellites plus abordables et plus émergents, comme ",[133,468,469],{},"Scope"," ou ",[133,472,473],{},"Volta",", où l'on peut vraiment dénicher les artistes de la génération montante. Le même modèle se retrouve à ",[133,476,477],{},"Miami"," et à ",[133,480,481],{},"Hong Kong"," pour les autres éditions d'Art Basel dans le monde, ou à ",[133,484,485],{},"Paris"," avec la FIAC (désormais Art Basel Paris).",[19,488,489],{},"Pour quelqu'un qui commence, je conseille surtout de ne pas se limiter aux grandes foires très établies. Les satellites de Bâle ou de Miami sont des terrains formidables pour trouver des artistes en début ou en milieu de carrière, à des prix qui restent accessibles.",[19,491,492,493,496,497,500,501,504],{},"Localement, à Genève, il y a aussi la ",[133,494,495],{},"Nuit des Bains",", ou encore la ",[133,498,499],{},"Geneva Art Week",", où plusieurs galeries ouvrent le même soir et permettent de circuler entre les univers. Dans le quartier des ",[133,502,503],{},"Eaux-Vives",", des rendez-vous plus ponctuels invitent également à la découverte de la scène locale. Ce type d'événement crée une ambiance conviviale qu'on ne trouve pas dans les grandes foires, et c'est souvent là que se prennent les premières habitudes de collectionneur.",[19,506,507,508,511,512,515,516,519,520,523,524,527],{},"Sur l'ordre logique, il y a une progression naturelle qui aide beaucoup les débutants. On peut commencer par une ",[133,509,510],{},"estampe",", une ",[133,513,514],{},"sérigraphie"," ou une ",[133,517,518],{},"lithographie"," : pour quelques centaines de francs, on a déjà une belle édition signée d'un artiste, ce qui est une excellente porte d'entrée. On peut ensuite passer au ",[133,521,522],{},"dessin original",", autour du millier de francs, puis à la ",[133,525,526],{},"toile originale",", à partir de deux ou trois mille. Pour ceux qui aiment la sculpture, il existe aussi des éditions de volume qui suivent la même logique de démocratisation.",[14,529,531],{"id":530},"combien-ça-coûte-et-comment-ça-se-construit","Combien ça coûte, et comment ça se construit",[19,533,534],{},"C'est probablement la question qui bloque le plus : à partir de quel budget peut-on commencer ? Je vais être aussi concret que possible.",[19,536,537,538,470,540,542,543,545,546,548],{},"À JAGAL, pour deux à trois cents francs, on peut déjà repartir avec une belle ",[133,539,510],{},[133,541,514],{}," d'artiste, signée. Autour du millier de francs, on trouve un ",[133,544,522],{},", quelque chose de plus intime, souvent une trace directe du geste de l'artiste. À partir de deux ou trois mille francs, on est sur une ",[133,547,526],{},". Et entre cinq et dix mille francs, on peut acquérir une belle toile de bonne taille, d'un artiste dont je suis vraiment le travail. Voilà la fourchette dans laquelle se joue une part importante des premiers achats.",[19,550,551,552,555,556,559],{},"Comment se construit le prix d'une œuvre ? Plusieurs éléments entrent en compte. Il y a d'abord la ",[133,553,554],{},"cote de l'artiste",", qui se construit avec le temps : son parcours, ses expositions passées, sa présence en ventes aux enchères. C'est ce qui permet de proposer un prix cohérent avec ce que l'artiste pratique déjà ailleurs, et cela est essentiel pour ne pas déstabiliser sa carrière. Il y a ensuite la ",[133,557,558],{},"qualité de l'œuvre"," elle-même : sa taille, sa technique, sa place dans la démarche de l'artiste. Un travail rare, exigeant, représentatif d'un moment fort de sa production, se paie plus cher qu'une œuvre mineure. Pour les artistes plus émergents, le prix reflète surtout le travail lui-même et le potentiel à venir ; on essaie toujours de proposer des tarifs intéressants sans négliger la valeur du travail, pour laisser au marché et aux collectionneurs le soin de faire évoluer la cote naturellement dans le temps.",[19,561,562],{},"Sur la négociation, je préfère être direct.",[28,564,565],{},[19,566,567],{},"« On vend le travail de quelqu'un. On n'est pas sur un marché à vendre des fruits et des légumes. »",[19,569,570,571,574],{},"Cela dit, un ",[133,572,573],{},"petit geste commercial"," est toujours possible ; c'est humain et cela fait partie du métier. Ce qui l'est moins, c'est de croire qu'on peut négocier à cinquante pour cent d'un prix affiché. Nous vendons à la juste valeur, celle qui respecte le travail de l'artiste et la logique du marché sur lequel il s'inscrit. Un premier acheteur peut demander un petit geste sans complexe, mais ne doit pas partir du principe que le prix est arbitraire.",[19,576,577,578,581],{},"Le ",[133,579,580],{},"paiement échelonné",", en revanche, est très souvent possible. Payer en trois ou quatre fois n'est pas un problème pour la plupart des œuvres, et cela permet à quelqu'un qui a le coup de cœur mais qui doit lisser un budget de ne pas passer à côté de l'œuvre qu'il aime. C'est un aspect trop peu connu du métier. Beaucoup de premiers acheteurs pensent qu'il faut sortir la somme complète le jour de l'achat, alors que la plupart des galeries s'arrangent volontiers.",[19,583,584],{},"Une image que je donne parfois : quand on achète une voiture d'exception, on ne cherche pas à négocier durement. On paie le prix parce qu'on sait qu'il correspond à un travail, à une histoire, à une valeur réelle. Pour une œuvre d'art, la logique est la même. Derrière chaque toile, il y a un univers, un temps d'atelier, une démarche construite pendant des années. Le prix reflète cela avant de refléter un chiffre de marché.",[19,586,587,588,591],{},"Enfin, l'",[133,589,590],{},"assurance",". Une fois qu'on a acheté une œuvre, il faut la déclarer à son assurance ménage, en Suisse. La couverture de base d'un foyer se situe généralement autour de trente à cinquante mille francs pour l'ensemble du mobilier, ce qui est vite atteint quand on additionne une montre, quelques bijoux, du mobilier de valeur. Une œuvre à trois, dix ou trente mille francs mérite d'être ajoutée à la déclaration, pour que l'assurance ajuste sa couverture. C'est un geste simple, et cela évite des mauvaises surprises.",[14,593,595],{"id":594},"acheter-des-artistes-vivants-un-principe","Acheter des artistes vivants, un principe",[19,597,598,599,602],{},"Un principe compte beaucoup pour moi, et je le partage à chaque premier acheteur : achetez des ",[133,600,601],{},"artistes vivants",", des artistes de notre époque. Il existe de grandes signatures décédées dont le marché flambe, mais on est là plus dans le placement financier que dans l'accompagnement d'une démarche. Une part importante des artistes vivants aujourd'hui ont besoin du soutien des collectionneurs, et c'est aussi une manière de participer à l'art de son temps.",[19,604,605],{},"Ce soutien ne se limite pas à l'aspect financier. En achetant chez une galerie qui présente ces artistes, on participe à un écosystème plus large : la galerie peut continuer à défendre l'artiste, à monter des expositions, à le présenter à d'autres collectionneurs, à faire évoluer sa carrière. Chaque achat compte dans cette chaîne, et c'est une raison de plus, pour un premier acheteur, de choisir l'art de son temps.",[14,607,609],{"id":608},"comment-savoir-comment-trancher","Comment savoir, comment trancher",[19,611,612],{},"Reconnaître qu'une œuvre est faite pour soi, c'est finalement assez simple. Vous êtes attiré par une couleur, un thème, un univers ; l'œuvre vous parle ; vous ressentez quelque chose devant elle. C'est cela, le coup de cœur. Il n'y a pas de signal plus fiable, et personne ne pourra vous en donner un meilleur.",[19,614,615],{},"Quand quelqu'un hésite entre deux œuvres, la première chose que je lui dis, c'est de prendre les deux, même si c'est souvent une boutade. C'est parfois la meilleure solution pour ceux qui en ont les moyens. Autrement, il faut se laisser du temps, revenir sur les deux pièces, et laisser une évidence se dégager. On sait au fond de soi que deux œuvres nous plaisent, mais il y en a toujours une qui a tapé dans l'œil avant l'autre. C'est celle-là qu'il faut choisir.",[19,617,618,621],{},[133,619,620],{},"Se projeter dans l'espace où l'œuvre va vivre"," est un très bon critère quand on achète pour son intérieur. La taille du mur, la lumière naturelle, les objets autour : tout cela compte pour que l'œuvre respire une fois chez vous. Ce n'est pas un critère mesquin, c'est simplement pratique. On peut aimer une œuvre en galerie et découvrir qu'elle ne fonctionne pas dans son salon parce qu'elle est trop grande, ou parce que la lumière la dessert. Autant y penser en amont.",[19,623,624,625,628,629,632],{},"L'",[133,626,627],{},"avis de l'entourage"," est un sujet délicat. Ma position, c'est que le vrai avis à considérer est celui de la personne qui va vivre avec l'œuvre, un conjoint, un partenaire, quelqu'un qui partage le lieu au quotidien. Les amis, en revanche, auront des avis très divers et souvent contradictoires. Écouter tout le monde, c'est le meilleur moyen de ne jamais rien acheter. Le choix, in fine, reste le vôtre, et il doit refléter ce que ",[133,630,631],{},"vous"," aimez.",[19,634,635],{},"Et si, quelques mois plus tard, on n'aime plus vraiment l'œuvre qu'on a achetée ? C'est une possibilité qu'il faut anticiper avant l'achat. Il n'existe pas d'échange comme dans un magasin classique, un achat d'œuvre d'art est un engagement. Cela dit, il existe des solutions. La galerie peut prendre l'œuvre en dépôt et essayer de la revendre à d'autres collectionneurs. Rien n'est jamais complètement bloqué, mais mieux vaut acheter en pleine conscience que de compter sur une porte de sortie.",[19,637,638,639,642],{},"Enfin, sur l'",[133,640,641],{},"hésitation longue"," : elle est parfaitement légitime. Un achat d'œuvre d'art engage un montant qui n'est pas anodin, et il est bon de prendre le temps de la réflexion. J'ai eu plusieurs clients qui sont venus trois ou quatre fois à la galerie avant de se décider, et qui ont finalement acheté trois œuvres d'un coup, alors qu'ils hésitaient d'abord sur une seule. Prendre le temps ne veut pas dire renoncer. Cela veut dire mûrir sa décision.",[14,644,646],{"id":645},"vivre-avec-lœuvre-au-fil-des-années","Vivre avec l'œuvre au fil des années",[19,648,649],{},"Une fois l'œuvre chez vous, quelques questions pratiques se posent. La lumière directe du soleil n'est pas amie avec les toiles ni le papier. Si votre pièce est très ensoleillée, un encadrement sous verre protégera l'œuvre du vieillissement. À défaut, choisissez un mur où la lumière est indirecte. L'humidité n'est pas conseillée non plus, ce qui exclut les salles de bain et les entrées trop exposées. Un simple dépoussiérage régulier suffit pour l'entretien courant ; les œuvres contemporaines sont robustes, la peinture est faite pour durer bien au-delà de nos vies.",[19,651,652],{},"Il m'arrive régulièrement de me déplacer chez un client pour livrer l'œuvre et l'accrocher moi-même. C'est un service que j'aime rendre, parce qu'il permet de finaliser l'accompagnement : trouver la bonne place, tester l'accrochage, vérifier la relation avec les autres pièces déjà présentes chez la personne. Un premier acheteur peut demander ce service sans hésitation.",[19,654,655,656,659],{},"Un point que peu de gens anticipent : ",[133,657,658],{},"le lien avec une œuvre évolue avec le temps",". On peut l'aimer différemment un an, cinq ans, dix ans plus tard. Cela n'est pas un problème ; c'est même le signe d'une œuvre vivante. Il arrive qu'on la déplace, qu'on la mette dans une autre pièce, et qu'elle prenne alors une toute autre présence. J'ai chez moi des œuvres que j'ai achetées il y a quinze ans et que je regarde encore avec la même émotion. J'en ai d'autres où le lien s'est déplacé, où l'œuvre est devenue davantage un souvenir d'une période de vie qu'un objet dont je tomberais amoureux à nouveau. Les deux sont légitimes.",[19,661,662,663,666,667,670,671,674,675,679],{},"Pour donner un exemple personnel : j'ai gardé la première œuvre que j'ai vraiment achetée pour moi, un ",[133,664,665],{},"Crash",", à un très bon prix, il y a très longtemps. Elle est chez moi, je ne m'en séparerai jamais. J'ai eu aussi des ",[133,668,669],{},"Invader"," que j'ai revendus, avant d'en racheter un pour en avoir toujours un chez moi, parce que j'adore l'artiste, indépendamment de telle ou telle pièce précise. Et j'ai une scénographie de ",[133,672,673],{},"JR",", ",[676,677,678],"em",{},"Holy Triptych",", achetée pour un montant modeste à l'époque, dont je ne me séparerai jamais : pas pour la valeur qu'elle a prise, mais parce qu'elle me parle personnellement, elle fait référence à mon grand-père. C'est cela aussi, vivre avec une œuvre : parfois, elle vous parle plus qu'elle-même.",[19,681,682,683,686],{},"Si vous devez ",[133,684,685],{},"déplacer une œuvre"," dans votre logement, quelques précautions simples suffisent : mettre des gants pour ne pas salir la toile, poser la pièce sur un mur ou un support propre le temps du repositionnement, ne pas la poser directement au sol sans protection. Pour un vrai transport, en cas de déménagement ou de long trajet, il vaut mieux passer par une entreprise spécialisée dans le transport d'œuvres d'art. C'est un métier à part, et une œuvre mal transportée peut souffrir des changements de température ou d'humidité.",[19,688,689,690,693],{},"Concernant la ",[133,691,692],{},"restauration",", les œuvres actuelles ne devraient normalement pas en avoir besoin avant très longtemps. Les techniques et les matériaux modernes sont fiables, la peinture reste sur la toile, et une œuvre bien accrochée peut traverser plusieurs générations sans intervention. Si un jour une intervention s'avère nécessaire, il y a des restaurateurs professionnels qui savent tout faire, y compris rattraper des toiles déchirées.",[14,695,697],{"id":696},"le-premier-achat-nest-jamais-quun-début","Le premier achat n'est jamais qu'un début",[19,699,700],{},"Un premier acheteur devient très souvent un deuxième, puis un troisième. Pas parce qu'il aurait été poussé à collectionner, mais parce qu'un achat satisfaisant crée un lien. On retourne dans un restaurant où l'on a bien mangé et où l'on a été bien accueilli ; on revient dans une galerie où l'on a été bien conseillé, où l'on a trouvé une œuvre qui compte, et où l'on se sent bien. La logique est la même.",[19,702,703,704,707],{},"Ce que je propose à un premier acheteur, c'est une ",[133,705,706],{},"relation dans la durée",". La galerie propose de nouvelles expositions à un rythme régulier, une ligne artistique constante qui permet à ceux qui suivent d'affiner leur regard sur ce qu'on présente, et un accompagnement humain qui ne s'arrête pas à la vente. Un premier acheteur peut revenir dans un an, dans cinq ans, voir ce qui se fait, découvrir un nouvel artiste, en discuter avec moi autour d'un café. C'est de cette continuité que naissent, avec le temps, les vraies collections.",[19,709,710],{},"Je traite chaque personne qui vient à la galerie de la même façon, qu'elle vienne pour la première fois ou qu'elle collectionne depuis quinze ans. J'aime partager la passion, faire découvrir un travail, écouter les sensibilités des uns et des autres. Avec un collectionneur plus averti, on entrera dans des discussions plus pointues : la démarche d'un artiste, la comparaison avec un autre, la place d'une œuvre dans une carrière ; avec un premier acheteur, on partira davantage des fondamentaux. Mais l'investissement et l'attention sont les mêmes.",[19,712,713],{},"Il arrive aussi qu'une relation se transforme au fil du temps. Certains collectionneurs sont devenus des amis ; on se voit hors du cadre commercial, on parle d'autres passions, on partage des voyages, des livres, des conversations sans lien direct avec la galerie. C'est un des privilèges de ce métier : les liens qui se tissent autour de l'art dépassent souvent le simple échange marchand.",[23,715,717],{"className":716},[26],[28,718,719],{},[19,720,721],{},"« Fonce. »",[19,723,724],{},"À un premier acheteur qui hésite encore devant la vitrine d'une galerie, je n'ai qu'une chose à dire : venez. Franchissez le pas. Rien ne vous engage. L'art est une culture ouverte, qui existe depuis la nuit des temps, et qui a été faite pour être partagée. S'y intéresser, s'y confronter, se laisser toucher par une œuvre, quel que soit son prix, profite avant tout à celui qui achète. Vivre avec une œuvre, c'est se donner un espace de contemplation, de distraction, d'évasion, de culture, tous les jours.",[19,726,727],{},"C'est cela, pour finir, un premier achat réussi : non pas un investissement placé, ni un statut affiché, mais une émotion qui trouve sa place au mur, et qui vous accompagne pendant des années.",{"title":141,"searchDepth":142,"depth":143,"links":729},[730,731,732,733,734,735,736],{"id":416,"depth":146,"text":417},{"id":451,"depth":146,"text":452},{"id":530,"depth":146,"text":531},{"id":594,"depth":146,"text":595},{"id":608,"depth":146,"text":609},{"id":645,"depth":146,"text":646},{"id":696,"depth":146,"text":697},{},"\u002Fle-salon\u002Facheter-sa-premiere-oeuvre",{"title":374,"description":141},{"loc":738,"lastmod":394,"changefreq":159,"priority":160},"le-salon\u002Facheter-sa-premiere-oeuvre","sfsXWPrOk9UhGeybcyjgrpkYNJXr5DxbKPgfc4lOTXM",{"id":189,"title":744,"author":192,"extension":193,"faq":154,"hero":745,"keywords":747,"lede":750,"meta":751,"ogImage":154,"publishedAt":158,"relatedArtists":752,"relatedArtworks":154,"relatedShows":154,"seoDescription":753,"seoTitle":754,"series":154,"slug":12,"stem":229,"type":230,"updatedAt":158,"__hash__":231,"page":755},{"fr":5,"en":191},{"image":195,"width":196,"height":197,"alt":746},{"fr":199,"en":200},{"fr":748,"en":749},[203,204,205,206,207],[209,210,211,206,207],{"fr":213,"en":214},{},[217,218,219,220,221,222],{"fr":224,"en":225},{"fr":227,"en":228},{"id":4,"title":5,"body":756,"description":141,"extension":151,"meta":839,"navigation":153,"ogImage":154,"path":155,"robots":154,"schemaOrg":154,"seo":840,"sitemap":841,"stem":161,"__hash__":162},{"type":7,"value":757,"toc":832},[758],[10,759,760,762,764,771,773,775,777,779,781,787,795,797,799,803,805,807,809,811,818,822,824,826,830],{"slug":12},[14,761,17],{"id":16},[19,763,21],{},[23,765,767],{"className":766},[26],[28,768,769],{},[19,770,32],{},[19,772,35],{},[19,774,38],{},[14,776,42],{"id":41},[19,778,45],{},[19,780,48],{},[19,782,51,783,57,785,62],{},[53,784,56],{"href":55},[53,786,61],{"href":60},[19,788,65,789,70,791,75,793,80],{},[53,790,69],{"href":68},[53,792,74],{"href":73},[53,794,79],{"href":78},[14,796,84],{"id":83},[19,798,87],{},[28,800,801],{},[19,802,92],{},[19,804,95],{},[19,806,98],{},[14,808,102],{"id":101},[19,810,105],{},[23,812,814],{"className":813},[26],[28,815,816],{},[19,817,113],{},[19,819,116,820,121],{},[53,821,120],{"href":119},[19,823,124],{},[14,825,128],{"id":127},[19,827,131,828,136],{},[133,829,135],{},[19,831,139],{},{"title":141,"searchDepth":142,"depth":143,"links":833},[834,835,836,837,838],{"id":16,"depth":146,"text":17},{"id":41,"depth":146,"text":42},{"id":83,"depth":146,"text":84},{"id":101,"depth":146,"text":102},{"id":127,"depth":146,"text":128},{},{"title":5,"description":141},{"loc":155,"lastmod":158,"changefreq":159,"priority":160},{"id":843,"title":844,"author":192,"extension":193,"faq":154,"hero":847,"keywords":852,"lede":859,"meta":862,"ogImage":154,"publishedAt":863,"relatedArtists":154,"relatedArtworks":154,"relatedShows":154,"seoDescription":864,"seoTitle":867,"series":154,"slug":870,"stem":871,"type":406,"updatedAt":863,"__hash__":872,"page":873},"posts\u002Fdatas\u002Fposts\u002Fvisiter-une-galerie-sans-complexe.yml",{"fr":845,"en":846},"Visiter une galerie d'art sans complexe","Visiting an art gallery without feeling intimidated",{"image":848,"width":196,"height":197,"alt":849},"\u002Fmedias\u002Fle-salon\u002Fvisiter-une-galerie-jagal-maison-d-art.png",{"fr":850,"en":851},"L'espace d'exposition de JAGAL — Maison d'Art à Genève, où l'on entre librement découvrir les œuvres sans pression","The exhibition space at JAGAL — Maison d'Art in Geneva, where you can freely come in and discover the works without pressure",{"fr":853,"en":856},[854,204,855,206,207],"visiter une galerie d'art","acheter une œuvre d'art",[857,210,858,206,207],"visiting an art gallery","buying a work of art",{"fr":860,"en":861},"Beaucoup de gens hésitent à pousser la porte d'une galerie d'art. Peur de déranger, peur de ne pas s'y connaître, peur d'être obligé d'acheter quelque chose. Toutes ces appréhensions, je les comprends — et je voudrais en lever quelques-unes.","A lot of people hesitate before pushing open the door of an art gallery. Afraid of intruding, afraid of not knowing enough, afraid of being made to buy something. I understand all of these worries — and I'd like to lift a few of them.",{},"2026-05-15",{"fr":865,"en":866},"Faut-il acheter, combien de temps rester, peut-on demander un prix ? Un galeriste genevois lève les appréhensions et explique comment visiter une galerie sereinement.","Do you have to buy, how long should you stay, can you ask a price? A Geneva gallerist lifts the worries and explains how to visit a gallery with ease.",{"fr":868,"en":869},"Visiter une galerie d'art sans complexe à Genève","Visiting an art gallery in Geneva, made easy","visiter-une-galerie-sans-complexe","datas\u002Fposts\u002Fvisiter-une-galerie-sans-complexe","MpjwwG-5lDbD_3PgRfj3Yki6-oZXef0kRcSMQr4Jc3M",{"id":874,"title":845,"body":875,"description":141,"extension":151,"meta":1019,"navigation":153,"ogImage":154,"path":1020,"robots":154,"schemaOrg":154,"seo":1021,"sitemap":1022,"stem":1023,"__hash__":1024},"content_fr\u002Fle-salon\u002Fvisiter-une-galerie-sans-complexe.md",{"type":7,"value":876,"toc":1010},[877],[10,878,879,883,886,889,893,896,901,904,912,916,919,922,925,929,932,935,938,942,945,950,953,956,959,963,966,972,978,984,990,996,1000,1003,1007],{"slug":870},[14,880,882],{"id":881},"pourquoi-on-nose-pas-entrer","Pourquoi on n'ose pas entrer",[19,884,885],{},"Quand je vois quelqu'un s'arrêter devant la vitrine de la galerie, regarder à l'intérieur, et repartir sans rentrer, j'imagine assez bien ce qui se passe dans sa tête. C'est une peur, en général. Peur de déranger pour juste regarder, peur de se retrouver dans un lieu où il faudrait absolument acheter quelque chose, peur de ne pas s'y connaître suffisamment. Tout cela, je le comprends bien : on rentre dans un lieu où il n'y a que des œuvres aux murs, on aperçoit quelqu'un derrière un grand bureau devant son ordinateur, et on se dit qu'on va le déranger, qu'il faudra justifier sa présence, qu'on va recevoir une liste de prix et un « bon, faites le tour ». Je comprends bien que c'est moins facile d'entrer dans une galerie que dans un autre commerce.",[19,887,888],{},"Mais la galerie n'est pas un commerce comme les autres, et c'est précisément ce qu'il faudrait dire. Les gens ont souvent plus de facilité à entrer dans un musée qu'à pousser la porte d'une galerie, même sans y connaître grand-chose. La démarche devrait être la même. Une galerie, c'est avant tout un lieu culturel où l'on vient découvrir des artistes et des œuvres. La découverte, c'est le premier objectif, bien avant la vente.",[14,890,892],{"id":891},"un-visiteur-dabord-un-client-peut-être","Un visiteur d'abord, un client peut-être",[19,894,895],{},"Quand je parle de ceux qui viennent à la galerie, j'évite d'employer le mot « client ». Je préfère « visiteur ». Si toutes les personnes qui poussent la porte étaient déjà des clients, on aurait probablement des chiffres très satisfaisants, mais on perdrait cet espace de partage qui fait la valeur du lieu.",[28,897,898],{},[19,899,900],{},"« L'interaction avec les personnes, c'est déjà primordial. Avant que ce soit des clients. »",[19,902,903],{},"Partager les œuvres, partager la démarche de l'artiste, pouvoir en discuter, voilà ce qui se joue d'abord. Et ce partage doit valoir pour tout le monde, indépendamment du portefeuille apparent ou de la connaissance préalable. Quelqu'un que je ne connais pas, qui vient simplement visiter, et qui a un coup de cœur pour finalement repartir avec une œuvre — c'est une situation très courante. L'inverse aussi : un visiteur qui repart sans rien, mais qui aura passé un bon moment, c'est déjà beaucoup. Tout le monde doit être accueilli de la même façon.",[23,905,907],{"className":906},[26],[28,908,909],{},[19,910,911],{},"« On n'est pas sur un marché à vendre des fruits et des légumes. »",[14,913,915],{"id":914},"laccueil-sans-pression","L'accueil, sans pression",[19,917,918],{},"Concrètement, dans la galerie, je ne reste pas derrière un bureau prêt à intercepter le visiteur. Mon espace de travail est dans le côté salon, à l'écart de l'entrée. Quand quelqu'un arrive, je viens lui souhaiter la bienvenue, je lui donne deux ou trois informations sur l'exposition en cours — l'artiste, la suite à l'étage parce que beaucoup ne savent pas qu'il y a un deuxième niveau —, puis je le laisse à sa visite. Pas de retour derrière l'ordinateur, pas de pression silencieuse, mais une présence disponible.",[19,920,921],{},"Cette manière de faire correspond à ce que je voudrais vivre moi-même en visitant une galerie. Quand on entre dans un magasin où un vendeur vient toutes les deux minutes demander si on a besoin d'aide, on a juste envie de lui dire qu'on l'appellera si on a besoin. Dans une galerie, la logique est la même : la personne doit pouvoir découvrir, s'imprégner de l'univers de l'artiste, et venir poser ses questions quand l'envie est là. Si elle préfère faire un tour rapide et repartir, c'est tout à fait son droit aussi.",[19,923,924],{},"Je propose souvent un café quand on monte au premier étage. Ce n'est pas un geste commercial, c'est une manière de marquer qu'on est dans une maison, pas dans un point de vente.",[14,926,928],{"id":927},"combien-de-temps-rester","Combien de temps rester ?",[19,930,931],{},"C'est une question que beaucoup se posent en silence en visitant une galerie. Combien de temps faut-il rester pour ne pas paraître bizarre ? Pas trop peu — au risque de donner l'impression qu'on n'a rien apprécié. Pas trop longtemps — au risque qu'on s'imagine prêt à acheter alors qu'on est simplement venu voir.",[19,933,934],{},"Pour moi, il n'y a pas de bonne durée. Une galerie est par nature un espace assez vide. Les murs sont habillés d'œuvres, mais le reste est ouvert, et un visiteur peut très bien se retrouver seul ou presque dans le lieu. C'est normal d'avoir l'impression d'être un peu exposé. Mais cette gêne disparaît si l'accueil est juste — c'est-à-dire si le visiteur sent qu'il peut rester cinq minutes ou une heure et demie, indifféremment, sans qu'on lui en fasse le reproche. Certaines personnes restent longtemps, posent beaucoup de questions, prennent leur temps. D'autres font le tour rapidement et repartent. Les deux sont parfaitement légitimes.",[19,936,937],{},"D'ailleurs, je préfère mille fois quelqu'un qui me dit franchement « ça ne me parle pas, je vous remercie » et qui s'en va, plutôt qu'une personne tendue qui cherche comment partir poliment. Une galerie est un lieu ouvert au public ; les visiteurs choisissent d'entrer, ils choisissent de rester, ils choisissent de partir. C'est leur liberté.",[14,939,941],{"id":940},"comment-regarder-comment-ressentir","Comment regarder, comment ressentir",[19,943,944],{},"Quand un visiteur reste vraiment devant une œuvre, qu'il s'arrête, qu'il prend le temps de la détailler — qu'il la regarde de droite à gauche et de haut en bas, comme on dit —, c'est généralement un bon signe. Cela veut dire que quelque chose s'est joué.",[28,946,947],{},[19,948,949],{},"« Quand tu as un coup de cœur, et qu'une œuvre vraiment te parle, c'est un coup de foudre. Premier impact. »",[19,951,952],{},"Le premier regard est souvent le bon. Pour apprécier une œuvre, le conseil que je donnerais, c'est d'être soi-même avant tout : la regarder avec son propre œil, sans chercher d'emblée à la comprendre intellectuellement. Prendre une distance, puis venir près pour regarder les détails. Plisser un peu les yeux, parfois, pour ne plus voir qu'elle. S'approprier l'œuvre comme on aurait envie de l'avoir. Ensuite seulement, on peut chercher à en savoir plus — sur la démarche de l'artiste, sur le concept, sur la technique.",[19,954,955],{},"Cela dit, le coup de foudre n'est pas la seule manière d'accrocher avec une œuvre. Il arrive qu'une œuvre nous laisse d'abord indifférent, et que, en faisant le tour de l'exposition, en revenant dessus, en comprenant mieux la démarche de l'artiste, on finisse par y trouver quelque chose. C'est plus fréquent avec des œuvres conceptuelles ou peu figuratives, qui demandent un temps de lecture. Dans ces cas-là, c'est la compréhension du travail qui fait basculer l'appréciation.",[19,957,958],{},"Et si une œuvre vous bouleverse sans qu'on puisse forcément se l'offrir, ce n'est pas grave. C'est déjà une expérience, comme une œuvre vue au musée. Je suis personnellement très content quand un visiteur me dit qu'une pièce l'a touché, même s'il repart sans rien. Cette émotion est, pour moi, le vrai motif d'une visite en galerie.",[14,960,962],{"id":961},"les-prix-la-négociation-et-tout-ce-quon-nose-pas-demander","Les prix, la négociation, et tout ce qu'on n'ose pas demander",[19,964,965],{},"Plusieurs questions reviennent souvent, sans toujours être posées à voix haute. Voici les réponses, une fois pour toutes.",[19,967,968,971],{},[133,969,970],{},"Peut-on demander le prix d'une œuvre sans avoir l'intention d'acheter ?"," Bien sûr. Cela n'engage à rien de demander un prix pour se faire une idée. À JAGAL, le visiteur a même un catalogue d'exposition à sa disposition — pas seulement une liste de prix, mais un descriptif détaillé de chaque œuvre, avec les prix indiqués. On peut donc se balader dans la galerie avec ce document en main, sans avoir à demander quoi que ce soit.",[19,973,974,977],{},[133,975,976],{},"Pourquoi les prix ne sont-ils pas affichés à côté des œuvres ?"," C'est une question avant tout esthétique. Pour que l'œuvre respire, pour qu'elle ne soit pas réduite à un objet commercial, pour qu'on puisse l'apprécier dans une interaction directe avec elle, sans cartel et sans étiquette de prix qui imposerait un a priori. C'est aussi, accessoirement, une question de confort pour le visiteur — on est moins gêné de rester longtemps devant une œuvre quand on n'a pas l'impression de signaler son intérêt par une lecture appuyée du prix.",[19,979,980,983],{},[133,981,982],{},"Si le prix est trop élevé, peut-on négocier ?"," Une petite discussion est toujours possible. Les prix affichés sont fixés en concertation avec l'artiste et alignés sur sa cote sur le marché, donc ils sont justes par rapport à ce qu'il pratique ailleurs. Mais un geste commercial reste envisageable, c'est normal.",[19,985,986,989],{},[133,987,988],{},"Peut-on payer en plusieurs fois ?"," Tout à fait. On peut très bien payer en trois ou quatre fois ; ce n'est pas un problème. Généralement, je prends un acompte au moment de la validation de la vente, et le solde est à régler à la fin de l'exposition pour récupérer l'œuvre. Si l'échéance est trop courte, on peut échelonner les paiements et le visiteur récupère l'œuvre au solde.",[19,991,992,995],{},[133,993,994],{},"Peut-on rentrer, regarder, repartir, et revenir une autre fois sans rien acheter ?"," Avec plaisir. Et on aura même un café ou un verre de ce qu'on souhaite. La réflexion se fait parfois sur plusieurs temps — il arrive qu'un visiteur revienne avec son conjoint pour valider un coup de cœur, ou pour comparer deux œuvres entre elles. C'est tout à fait normal et bienvenu.",[14,997,999],{"id":998},"franchir-le-pas","Franchir le pas",[19,1001,1002],{},"À ceux qui hésitent encore devant la vitrine, je voudrais surtout dire ceci : il ne faut pas avoir peur d'entrer. C'est d'abord pour le plaisir des yeux, pour voir de l'art, pour passer un bon moment de découverte. L'achat, s'il vient, vient ensuite — et il viendra naturellement si une œuvre vous parle vraiment, parce que c'est cela qui compte avant tout.",[28,1004,1005],{},[19,1006,445],{},[19,1008,1009],{},"Le reste — la fiabilité de l'artiste, son parcours, sa cote, l'évolution probable de la valeur de l'œuvre — c'est mon métier d'en parler avec vous quand le moment sera venu. Mais on ne commence jamais par là. On commence par regarder, par ressentir, par discuter, par s'imprégner. La porte est ouverte.",{"title":141,"searchDepth":142,"depth":143,"links":1011},[1012,1013,1014,1015,1016,1017,1018],{"id":881,"depth":146,"text":882},{"id":891,"depth":146,"text":892},{"id":914,"depth":146,"text":915},{"id":927,"depth":146,"text":928},{"id":940,"depth":146,"text":941},{"id":961,"depth":146,"text":962},{"id":998,"depth":146,"text":999},{},"\u002Fle-salon\u002Fvisiter-une-galerie-sans-complexe",{"title":845,"description":141},{"loc":1020,"lastmod":158,"changefreq":159,"priority":160},"le-salon\u002Fvisiter-une-galerie-sans-complexe","narKY5VndHApuvNk1Zf4H3Dx7tB-tiE-e5dt_euJxSc",{"id":1026,"title":1027,"author":192,"extension":193,"faq":154,"hero":1030,"keywords":1035,"lede":1041,"meta":1044,"ogImage":154,"publishedAt":1045,"relatedArtists":1046,"relatedArtworks":154,"relatedShows":154,"seoDescription":1050,"seoTitle":1053,"series":154,"slug":1056,"stem":1057,"type":230,"updatedAt":1058,"__hash__":1059,"page":1060},"posts\u002Fdatas\u002Fposts\u002Fidroom-a-jagal.yml",{"fr":1028,"en":1029},"D'iDROOM à JAGAL : l'art de notre époque","From iDROOM to JAGAL: the art of our time",{"image":1031,"width":196,"height":197,"alt":1032},"\u002Fmedias\u002Fle-salon\u002Fle-salon.png",{"fr":1033,"en":1034},"Le salon de JAGAL — Maison d'Art : un espace de vie chaleureux aux murs de pierre, avec canapé, table basse et une œuvre encadrée","The sitting room at JAGAL — Maison d'Art: a warm living space with stone walls, a sofa, a coffee table and a framed artwork",{"fr":1036,"en":1039},[204,1037,206,207,1038],"art urbain","Ricardo Passaporte",[210,1040,206,207,1038],"urban art",{"fr":1042,"en":1043},"Galeriste à Genève depuis bientôt dix ans, j'ai fermé iDROOM en 2025 pour ouvrir JAGAL Maison d'Art. 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It was more a way of owning what I was already doing.",{},"2026-05-01",[1047,396,1048,1049],"ricardo-passaporte","simon-berger","manon-steyaert",{"fr":1051,"en":1052},"Pourquoi j'ai quitté l'art urbain pour fonder JAGAL, Maison d'Art à Genève — le récit d'un regard de galeriste qui s'est élargi à l'art contemporain.","Why I left urban art to found JAGAL, a Maison d'Art in Geneva — the story of a gallerist whose eye broadened to contemporary art.",{"fr":1054,"en":1055},"D'iDROOM à JAGAL : galerie d'art contemporain Genève","From iDROOM to JAGAL: contemporary art in Geneva","idroom-a-jagal","datas\u002Fposts\u002Fidroom-a-jagal","2026-05-29","_8aPK3_kZdIxNxalv0zLPrBEDPWoeeLjIzxvfxgNliA",{"id":1061,"title":1028,"body":1062,"description":141,"extension":151,"meta":1258,"navigation":153,"ogImage":154,"path":1259,"robots":154,"schemaOrg":154,"seo":1260,"sitemap":1261,"stem":1262,"__hash__":1263},"content_fr\u002Fle-salon\u002Fidroom-a-jagal.md",{"type":7,"value":1063,"toc":1249},[1064],[10,1065,1066,1070,1073,1076,1079,1084,1087,1091,1094,1097,1102,1105,1108,1111,1115,1118,1123,1126,1129,1132,1136,1139,1144,1152,1155,1158,1162,1169,1172,1175,1178,1186,1204,1208,1211,1216,1219,1222,1225,1228,1232,1235,1240,1243,1246],{"slug":1056},[14,1067,1069],{"id":1068},"le-jour-où-je-suis-devenu-galeriste","Le jour où je suis devenu galeriste",[19,1071,1072],{},"Je n'ai pas vraiment su tout de suite que je voulais devenir galeriste. Le jour où ça s'est joué, je pensais simplement décorer un mur.",[19,1074,1075],{},"C'était à l'hôtel que je dirigeais, il y a une dizaine d'années. On avait un très grand hall d'entrée qui se prêtait bien à recevoir des œuvres ; j'accrochais, je renouvelais régulièrement, le hall vivait. Au début, c'était avec l'idée de présenter différents artistes — connaissances, rencontres, des gens qui venaient simplement frapper à la porte. J'étais ouvert. Patchwork, estampes de Miró prêtées par une autre galerie : on passait d'un univers à l'autre au fil des mois, et le lieu changeait d'atmosphère à chaque rotation.",[19,1077,1078],{},"Puis j'ai pris conscience que j'avais moi-même pas mal d'œuvres, dans ma collection privée, qui auraient leur place sur ces murs. Au départ, c'était simplement pour décorer le lobby. J'ai sorti les JonOne, je les ai accrochés.",[28,1080,1081],{},[19,1082,1083],{},"« En me retrouvant avec les œuvres de JonOne qui étaient les miennes, que j'aimais, ça a donné tout de suite une atmosphère plus agréable. Et c'est de là que j'ai voulu continuer plus loin dans l'art que j'affectionne, et être plus pointu sur ce que je montrais. »",[19,1085,1086],{},"Ce jour-là, sans m'en rendre compte sur le moment, j'avais changé quelque chose dans ma manière de faire. Auparavant, je laissais venir ce qu'on me proposait. Désormais, je choisissais ce que je voulais montrer.",[14,1088,1090],{"id":1089},"dabord-collectionneur","D'abord, collectionneur",[19,1092,1093],{},"Mon attirance pour l'art ne date pas de la galerie, elle vient d'avant. Les musées, les expositions avec les parents, les grands-parents : depuis tout petit, j'ai grandi avec ça. Vers vingt, vingt-cinq ans, j'ai commencé à acheter, modestement d'abord, puis avec un œil plus exigeant à mesure qu'il se formait. Ça fait maintenant une bonne vingtaine d'années que je collectionne.",[19,1095,1096],{},"L'art urbain, c'était l'art que j'aimais, avec lequel j'ai aussi grandi.",[28,1098,1099],{},[19,1100,1101],{},"« C'était mon art de prédilection à la base. »",[19,1103,1104],{},"Tout est venu naturellement, pas par stratégie de marché ni par calcul d'investissement, simplement parce que c'était ce qui me parlait à ce moment-là.",[19,1106,1107],{},"Le passage à l'exposition s'est fait par étapes, en parallèle de l'hôtellerie. L'idée d'inviter des artistes à créer des chambres — chacun la sienne, avec une exposition parallèle dans le hall — a été le vrai déclic. Présenter le travail d'un artiste, je l'ai vite compris, c'est déjà une forme de création : imaginer une mise en scène, étudier un accrochage cohérent dans un environnement qui n'était pas un white cube neutre, jouer avec les contraintes du lieu. Quand les premiers visiteurs sont venus, le public a été au rendez-vous, et c'était très satisfaisant de commencer ainsi.",[19,1109,1110],{},"Pour finir, c'est ce plaisir d'organiser et de présenter qui m'a fait basculer du côté de la galerie. Pas une décision rationnelle qui se serait imposée, plutôt un goût qui m'a entraîné.",[14,1112,1114],{"id":1113},"ce-quidroom-était-déjà","Ce qu'iDROOM était déjà",[19,1116,1117],{},"Quand iDROOM s'est ouverte, on m'a rangé dans une case : galerie d'art urbain à Genève, à l'époque où l'art urbain remplissait les murs et les ventes. C'était le mot du moment, c'était cohérent avec ce que je collectionnais à titre personnel, donc je l'ai accepté. Mais avec le temps, je me suis rendu compte que cette étiquette ne correspondait pas tout à fait à ce que je faisais. Je ne l'aurais pas formulé ainsi à l'époque ; je le dis maintenant, avec le recul.",[28,1119,1120],{},[19,1121,1122],{},"« Je n'ai jamais exposé du graffiti sur toile, pour finir. »",[19,1124,1125],{},"Les artistes que j'ai montrés à iDROOM ne venaient pas seulement de la rue brute. Ils avaient tous un atelier où ils travaillaient sérieusement, un vrai travail d'élaboration sur la durée, un univers personnel construit œuvre après œuvre. Des artistes comme L'Atlas, Tank, Smash, Kuznetsov, Nils Jendri, qu'on retrouvait déjà ailleurs en Europe dans des galeries d'art contemporain. Leurs techniques pouvaient venir de la bombe, du pochoir, de la culture urbaine, mais ce qu'ils faisaient à l'atelier était autre chose : une élaboration patiente, un travail pensé, une matière qu'on reprend de multiples fois avant d'en être satisfait.",[19,1127,1128],{},"D'ailleurs, à l'époque déjà, je le disais autrement : pour moi, c'était de l'art contemporain urbain.",[19,1130,1131],{},"Le mot « urbain » était une étiquette pratique. Elle faisait entrer le public, elle correspondait à un marché en pleine expansion, elle n'était pas fausse à proprement parler. Mais elle ne disait pas tout. Et avec le temps, elle s'est mise à dire de moins en moins juste.",[14,1133,1135],{"id":1134},"pourquoi-le-mot-a-fini-par-mentir","Pourquoi le mot a fini par mentir",[19,1137,1138],{},"L'art urbain n'est pas mort, mais il s'est replié sur une niche, et cette niche s'est mise à produire des choses qui ressemblaient de moins en moins à ce que je voulais montrer. On a vu apparaître des skateboards Hermès retouchés à la bombe, des sacs déclinés en objets décoratifs avec un logo, des Mickey en trois couleurs sur toile. Le mot « street art » est devenu synonyme, dans une certaine partie du marché, de quelque chose de très décoratif, très lisible, très vendable. Ce n'est pas mauvais par essence, mais ça ne reflète pas la profondeur du travail qui se cache derrière, et il n'y a pas vraiment de démarche d'artiste pour justifier le prix.",[28,1140,1141],{},[19,1142,1143],{},"« Ces skateboards d'Hermès où ils ont décliné tout objet avec un logo, ça a porté préjudice au mouvement art urbain. Il y a des galeries qui ont misé là-dessus au détriment d'artistes qui avaient un vrai parcours dans leur art. »",[23,1145,1147],{"className":1146},[26],[28,1148,1149],{},[19,1150,1151],{},"« Tu colles un Mickey, tu fais trois couleurs de bombe et c'est du street art. »",[19,1153,1154],{},"Pour finir, le problème n'est pas qu'on peigne des Mickey. C'est qu'à force, le mot « urbain » en est venu à signifier cela en premier dans l'esprit du public. Un collectionneur sérieux qui pousse la porte d'une galerie d'art urbain peut craindre d'y trouver d'abord des sacs Hermès retouchés, et c'est dommageable quand on veut défendre des artistes qui passent des mois sur chaque toile.",[19,1156,1157],{},"J'ai gardé le même regard sur les artistes que je voulais défendre. C'est plutôt le mot « urbain » qui s'était mis à dire autre chose que ce que je faisais.",[14,1159,1161],{"id":1160},"ricardo-passaporte-lincarnation","Ricardo Passaporte, l'incarnation",[19,1163,1164,1165,1168],{},"Pour dire ce que je cherche à montrer dans la galerie aujourd'hui, le plus simple est de prendre un nom : ",[53,1166,1038],{"href":1167},"\u002Fartistes\u002Fricardo-passaporte",". C'est un artiste qui incarne assez bien la direction que je suis.",[19,1170,1171],{},"Il vient du Portugal. Adolescent, il faisait du graffiti, un parcours qui pourrait l'inscrire dans la case « art urbain ». Il a ensuite fait les beaux-arts, parce que comme il le dit lui-même, il n'y a pas d'école d'art urbain. Il a suivi un parcours académique complet, et dès qu'il a commencé à exposer, il a été pris directement par des galeries d'art contemporain. Jamais catégorisé « urbain » malgré son passé, pas une seule fois.",[19,1173,1174],{},"Aujourd'hui, son travail combine plusieurs techniques. Il utilise encore la bombe, qui est pour lui un outil parmi d'autres, pas une revendication identitaire, mais aussi le fusain, l'acrylique, l'huile. Son art est contemporain dans son rendu : ce n'est plus du graffiti de rue, ce n'est plus du tag. Il est représenté par de très belles galeries en Europe, déjà à un niveau bien coté, et sa cote sur le marché suit naturellement cette reconnaissance.",[19,1176,1177],{},"C'est, en un seul parcours d'artiste, ce que je veux montrer ici.",[23,1179,1181],{"className":1180},[26],[28,1182,1183],{},[19,1184,1185],{},"« Pour moi, l'art de notre époque, c'est de l'art contemporain. »",[19,1187,1188,1189,1193,1194,1198,1199,1203],{},"Et je ne m'interdis rien. Passaporte vient du graffiti. ",[53,1190,1192],{"href":1191},"\u002Fartistes\u002Fnils-jendri","Nils Jendri",", allemand, travaille à la bombe et son rendu est totalement abstrait, totalement conceptuel : la technique est urbaine, mais le résultat est résolument contemporain. ",[53,1195,1197],{"href":1196},"\u002Fartistes\u002Fsimon-berger","Simon Berger"," casse du verre pour en faire des portraits. ",[53,1200,1202],{"href":1201},"\u002Fartistes\u002Fmanon-steyaert","Manon Steyaert"," sculpte des volumes en silicone. Trois univers totalement différents. Ce qui les relie, c'est qu'il y a derrière chacun un vrai travail d'atelier, une vraie démarche d'artiste — pas une formule décorative répétée à l'identique.",[14,1205,1207],{"id":1206},"ce-que-je-cherche-aujourdhui","Ce que je cherche aujourd'hui",[19,1209,1210],{},"Quand je rencontre un artiste, ma méthode n'a pas vraiment changé sur l'essentiel. Je regarde l'œuvre avant d'écouter le discours qui l'accompagne — c'est elle qui me touche d'abord, son univers, ce que propose l'artiste, le plaisir qu'elle donne à l'œil.",[28,1212,1213],{},[19,1214,1215],{},"« Si le travail ne me plaît pas, j'aurai du mal à le présenter et à le soutenir. »",[19,1217,1218],{},"Pour moi, c'est assez primordial d'être moi-même touché en premier lieu. Parce que sinon, même si le concept est brillant sur le papier, je ne serai pas le bon galeriste pour cet artiste. Quelque chose dans la matière, dans le geste, dans le sujet doit accrocher mon regard. Sans cela, autant le voir d'emblée : la collaboration ne tiendra pas.",[19,1220,1221],{},"Ce qui a changé avec le temps, c'est plutôt ce qui vient après ce premier regard. Je suis devenu un peu plus pointu sur la démarche de l'artiste, sa pensée, sa réflexion sur son œuvre, la cohérence de son parcours. Quand un artiste m'envoie un dossier aujourd'hui, je regarde tout — le parcours académique, les étapes, les choix d'atelier. Je dis non plus souvent qu'avant, mais pas parce que le travail proposé est moins bon, simplement parce que je sais mieux ce que je cherche.",[19,1223,1224],{},"L'humain compte autant que l'œuvre, et c'est vraiment au centre du projet. Une galerie, ce n'est pas vendre une œuvre une fois et passer à autre chose, c'est accompagner un artiste sur des années, sur plusieurs expositions, sur l'évolution de son travail. Il faut qu'on se fasse confiance dans les deux sens. Que l'artiste me confie un travail dans lequel il a mis quelque chose de lui ; et que moi, je sache lui rendre justice dans la manière dont je le présente. Sans entente réelle, on n'avance pas.",[19,1226,1227],{},"Il y a aussi une chose que je n'avais pas vraiment vue venir. En passant à l'art contemporain au sens large, j'ai vu de nouveaux visages pousser la porte de la galerie — des étudiants en école d'art, des conservateurs de musée, des journalistes qui ne seraient jamais entrés à iDROOM. J'ai maintenant un public peut-être un peu plus éclectique, mais surtout plus connaisseur du monde de l'art, et pour les artistes que je présente, cela change tout. Un émergent qui expose chez JAGAL aujourd'hui est vu par des gens qui peuvent en parler ensuite, qui pourront le citer, qui pourront ouvrir des portes à sa carrière.",[14,1229,1231],{"id":1230},"la-maison","La maison",[19,1233,1234],{},"Il y a une raison à ce nom de Maison d'Art, plutôt que simplement Galerie.",[28,1236,1237],{},[19,1238,1239],{},"« On l'a appelée Maison d'Art parce qu'on souhaite un lieu très qualitatif pour l'accueil autant que pour la présentation des œuvres. Un lieu détendu, étudié au moindre détail, où les gens se sentent bien. »",[19,1241,1242],{},"Ça reste une galerie d'art, mais avec une âme, et une structure sur deux étages qui la rend plus vivante qu'une galerie classique. Quand vous entrez, il y a un salon pour s'asseoir, une petite cuisine pour boire un café, des espaces organisés comme les pièces de vie d'une vraie maison. Pas de comptoir d'accueil imposant à l'entrée pour intercepter le visiteur, pas l'austérité d'un white cube qui intimide. Dans une maison, il y a la vie.",[19,1244,1245],{},"Ma sélection reste aussi exigeante qu'avant. Le regard que je porte sur les œuvres est toujours aussi pointu. C'est cela, pour moi, une Maison d'Art : la rigueur de ce que je choisis de montrer et un vrai accueil dans le même lieu, sans qu'on ait à choisir entre les deux.",[19,1247,1248],{},"À ceux qui hésitent à pousser la porte d'une galerie, j'aurais surtout envie de dire ceci : il ne faut pas avoir peur d'entrer. C'est d'abord pour le plaisir des yeux, pour voir de l'art, pour passer un bon moment de découverte.",{"title":141,"searchDepth":142,"depth":143,"links":1250},[1251,1252,1253,1254,1255,1256,1257],{"id":1068,"depth":146,"text":1069},{"id":1089,"depth":146,"text":1090},{"id":1113,"depth":146,"text":1114},{"id":1134,"depth":146,"text":1135},{"id":1160,"depth":146,"text":1161},{"id":1206,"depth":146,"text":1207},{"id":1230,"depth":146,"text":1231},{},"\u002Fle-salon\u002Fidroom-a-jagal",{"title":1028,"description":141},{"loc":1259,"lastmod":158,"changefreq":159,"priority":160},"le-salon\u002Fidroom-a-jagal","VkomYViiLcwJ8stQVIEzQlCjhilfgXw-cSntBI98sQU",1783982615490]