Les Œuvres de Andreas Fischbach
Biographie
Né en 1982 à Lugano , Suisse.
Vit et travaille à Genève , Suisse.

Andreas Fischbach : l'hyperréalisme à l'ère numérique
Andreas Fischbach est un artiste suisse reconnu pour son travail dans le domaine de la peinture hyperréaliste contemporaine. Né en 1982 à Lugano, il grandit dans les forêts du Tessin, puis étudie la peinture à l'Académie des Beaux-Arts de Bologne, en Italie, avant de poursuivre son cursus aux départements de peinture et de sculpture de la Kunsthochschule Berlin-Weißensee, en Allemagne. Il reste ensuite à Berlin jusqu'en 2019 et vit aujourd'hui à Genève.
Fusionner arts numériques et peinture
Fischbach se distingue par sa capacité à fusionner arts numériques et peinture : îles et montagnes cinématographiques baignées de lumière, portraits esthétiquement parfaits, métropoles éclairées au néon, nature luxuriante et artificielle. Son travail interroge la manière dont les images, classiques comme contemporaines, façonnent notre perception de la réalité, en particulier la vision idéalisée de la nature à l'ère numérique, où les images artificielles deviennent un filtre dominant.
Une narration en séries
L'artiste travaille par séries, illustrant l'un après l'autre les chapitres d'une narration plus vaste. À chaque étape, il choisit des images et des personnages issus de notre imaginaire collectif, délibérément stéréotypés, afin de questionner nos influences culturelles à l'ère de la mondialisation et de la digitalisation.
Des sujets figés dans l'espace et le temps
Regards perdus dans le vide, objets esseulés : Fischbach représente ses sujets figés dans l'espace et le temps ou plongés dans le silence, leur conférant une aura d'inquiétude ou de solitude. Le protagoniste central est volontairement vidé de toute émotion pour que celle-ci se ressente à l'extérieur, à travers la couleur, l'atmosphère, les contrastes et la géométrie des formes.
Une couche politique et sociale
À la première couche esthétique, le peintre ajoute une couche politique et sociale, souvent empreinte d'une esthétique dystopique, pour interroger la société de consommation occidentale, les crises écologiques et politiques et, plus globalement, son propre rôle de peintre. Pourquoi l'art doit-il questionner la société ? Pourquoi un tableau doit-il porter ce genre de message ? Pourquoi ne peut-il pas exister pour lui-même ?
Un parcours entre la Suisse, l'Allemagne et l'Italie
Depuis le milieu des années 2000, son travail a été montré en Suisse, en Allemagne, en Italie, en France, au Portugal et en Bulgarie. Il a notamment présenté des expositions personnelles au Kunstverein Kronach et au Kunstverein Wernigerode en Allemagne, à la Otmar Alt Stiftung à Hamm et au Museo Villa Pia de Porza, au Tessin. Installé à Genève, il a présenté en 2024 deux expositions personnelles : Douce Apocalypse à Chêne-Bourg et Aux Confins de l'Histoire à Buchillon, une réflexion sur notre avenir et les récits collectifs qui le façonnent. Il a reçu la bourse de la Otmar Alt Stiftung en 2014 et celle de l'association artbellwald en 2018.
